La peinture moderne à la conquête de l’espace !

27 mai 2010

Séance du jeudi 27 mai

En vue d’une visite, la semaine prochaine, des collections permanentes du centre Pompidou, cette séance a été consacrée aux peintres des avant-garde du début du 20e siècle qui ont bouleversé la représentation traditionnelle de l’espace. Après Cézanne et le début d’une forme de géométrisation du paysage, les élèves ont étudié un paysage cubiste de Picasso multipliant les points de vue, puis les représentations futuristes de l’espace des peintres italiens qui cherchent à rendre aussi les notions de mouvement, dynamisme et matière. 

Paul Cézanne, Sainte-Victoire vue de la route du Tholonet ,  par Karl

Paul Cézanne, Sainte-Victoire vue de la route du Tholonet (1895-1900), Saint-Petersbourg, musée de l'Ermitage

 

Le tableau représente un paysage avec une montagne et des arbres et une maison. Cette peinture donne l’impression d’illustration de conte parce qu’elle est très colorée les couleurs sont très vives et aussi car il y a beaucoup de trait. Elle donne aussi l’impression d’ avoir été peinte de loin. Les images ne sont pas trop réalistes on dirait qu’elles ont été crées. Ce tableau est de Paul Cézanne.

Pablo Picasso, Le Réservoir (Horta de Ebro), par Kévin et Othmane

 

Pablo Picasso, Le Réservoir (Horta de Ebro), 1909, huile sur toile, 61,5 x 51,1 cm, New York, Museum of Modern Art

Picasso a peint un village en forme de figures géométriques. Ce tableau a été peint en cubisme en 1909, en Espagne aux environs de Barcelone. Il a changé à chaque fois de couleur, il a utilisé du gris pour le fond du marron pour les figures et aussi un peu de noir. Nous avons l’impression de voir une grotte. Les formes géométriques représentent des espèces de maisons. Le ciel est en forme de facettes. Il a pris un point de vue pour voir le réservoir de haut et en même temps du bas certaines maisons. 

La solidité du brouillard de Luigi Russolo, par Thomas

On a l’impression d’être dans une ruche d’abeille. À droite du tableau, on voit des âmes qui ressortent grâce à la lumière qui est tout en haut du tableau. On voit une lumière rouge derrière et j’ai l’impression qu’une voiture passe ou un laser.  Ce tableau est un trompe l’oeil, on a l’impression d’être dans une sphère, quand on regarde en bas on a l’impression de tomber dans un trou. Le brouillard donne l’impression de peser lourd.

La solidité du brouillard, Luigi Russolo, 1912, h/t, 100 x 60 cm, Venise, Peggy Guggenheim Collection

Par Maciré et Pétronille,

Le peintre a voulu nous projeter  dans l’image en faisant des ombres et  représente  le brouillard en faisant des  cercles et on voit une lumière au loin qui représente un  lampadaire  à  gaz.  On voit un petit tramway qui passe derrière.

Dynamisme d’une automobile de Luigi Russolo, par Benoît et Yédidja

Luigi RUSSOLO, Dynamisme d’automobile, 1912, h/t, 104x140cm, Paris, Musée National d'art moderne

Yédidja: on dirait une voiture d’automobiliste qui freine en ayant une vitesse très rapide. Les flèches donnent l’impression d’une grande vitesse.

Benoît : On dirait une voiture qui va droit dans un trou. Il y a une roue qui va tellement vite qu’elle fait des flammes.


L’illusion du volume et de l’espace

20 mai 2010

Séance du jeudi 20 mai

Depuis toujours, les peintres ont cherché à donner l’illusion de l’espace et du volume. Au cours de cette séance, nous avons observé les techniques et subterfuges des artistes pour créer cette illusion, depuis la Renaissance jusqu’à aujourd’hui.

« Bercy » de Gorges Rousse par Othmane et Kévin

Georges Rousse, Bercy, 1984

Georges Rousse a voulu représenter une espèce d’arc de triomphe en volume grâce à de grands projecteurs pour pouvoir peindre au bon endroit cette figure géométrique. Il a peint les fenêtres et le plafond en noir puis il a peint cette figure sur les murs et le sol en nous faisant croire qu’il l’a faite en volume. Il a pris une photo de cette oeuvre au point de vue de départ pour pouvoir montrer son oeuvre à tout le monde. Cet endroit a été détruit car l’usine était trop ancienne.

« La rue rentre dans la maison » d’Umberto Boccioni par Thomas et Benoît

Umberto Boccioni, La rue entre dans la Maison , 1911, huile sur toile, 70 x 75 cm, Sprengel Museum, Hanovre

On a l’impression qu’au premier plan, on a une dame  avec une jupe sur son balcon. On dirait qu’elle regarde le chantier dans le reste du tableau.  Ceux qui ont fait les immeubles paraissent maladroits, parce qu’ils sont tordus. On a l’impression que le chantier continue dans toute la rue l’artiste a mis beaucoup de couleur pour bien montrer les détails. On voit d’autres personnes sur leurs balcons, on voit au loin une usine avec de la fumée  qui en  sort.  On a l’impression que le chantier rentre dans la maison comme le dit le titre. Le tableau est pris de derrière,  c’est en trompe l’œil, on veut nous faire croire qu’on est à la place de la dame sur le  balcon et que la rue rentre dans la maison. On a pris ce tableau pour ses couleurs flash.

« Saint Jérôme » par Antonello da Massina par Manon et Maciré

 

 

Antonello da Messina, St Jérôme, 1475, huile sur bois de Tilleul, 46 x 36 cm

Ce tableau représente un homme en train de lire pris de dehors à travers une fenêtre où il y a des animaux avec leurs ombres. Au loin, on voit un lion parce que d’après l’histoire de St Jérôme  il a soigné un lion, donc depuis on le représente avec un lion. Voilà. Mais si vous regardez bien l’image on dirait qu’il y a 3 pièces et un étage mais attention ! c’est un trompe l’œil, il est représenté dans une seule pièce et il n’y a qu’un étage. Il y a des colonnes alignées qui s’éloignent et ça donne l’impression d’un grand couloir. Le dessinateur a joué sur les couleurs et la luminosité. Le carrelage est représenté comme un damier, les carreaux vont du plus grand au plus petit.  L’artiste a essayé  de représenter l’espace même au delà de la pièce, par exemple, derrière la fenêtre de gauche, le paysage continue.

Détail de la fenêtre de gauche


Représenter l’espace

8 mai 2010

Séance du jeudi 6 mai

Cette séance ouvre un nouveau cycle avec le deuxième groupe de la classe de 6e E. Il s’agira d’évoquer un des enjeux de l’art occidental, celui d’être un « miroir du monde », et tout d’abord pour les peintres, de  représenter l’espace et la profondeur. Nous avons observé des fresques et tableaux des artistes qui,  au XIVe siècle, couvrent les murs des églises de Florence  en cherchant à créer l’illusion de l’espace grâce à la découverte de la perspective « centrale »,  jusqu’aux fantastiques trompes-l’oeil du baroque romain.

Pour agrandir les images, cliquez dessus.

La Trinité de Masaccio, par Mélissa, Maciré et Pétronille

 

Masaccio, La Trinité, fresque, 1427, 670 x 330 cm, Santa Maria Novella, Florence

 

Ce  tableau date du XVe siècle après JC. Il est sensé représenter un homme crucifié.  Le  peintre  a voulu faire un  effet de perspective  pour creuser l’espace et qu’on ait l’impression de voir une chapelle en entrant dans l’église. En creusant l’espace, le peintre a fait croire qu’il y avait un fond derrière l’homme crucifié, c’est un trompe-l’œil. Les  plis des vêtements des personnages sont en relief grâce à l’ombre et à la lumière posées par le peintre.  

Le Tribut de Masaccio par Benoît et Thomas

 

Masaccio, Le Tribut, fresque, 1425, 247 x 597 cm, Santa Maria del Carmine, Chapelle Brancacci, Florence

 

Le tableau rassemble des personnages qui sont représentés plusieurs fois pour raconter une histoire. L’image ressemble à une image en relief grâce à la perspective et aux ombres et lumières. On a l’impression que le personnage de droite est en train de pêcher le poisson et qu’il y a une dispute au centre de l’image avec les deux personnes qui sont en train d’échanger quelque chose. Il veut donner l’or du poisson pour entrer dans la ville. 

L’Annonciation de Carlo Crivelli, par Karl et Yédidja

Carlo Crivelli, L’Annonciation avec Saint Emidius, 1486, tempera et huile sur bois, 207 x1 46,5 cm, Londres, National Gallery

 L ‘image représente un ange qui annonce à une femme qu’elle va être enceinte. Les dessins sont faits en perspective et en profondeur. La femme est dans un palais de la Renaissance. Nous avons choisi cette image car elle est originale parce qu’il y a beaucoup de personnages et la couleur est vive.

Plafond de l’église St Ignace à Rome par Othmane et Kévin,

 

Andrea Pozzo, Allégorie de la Mission des Jésuites, fresque de la voûte de la nef de Saint Ignace, Rome, 1685-1694

 

Dans ce tableau on dirait que certaines personnes volent dans l’air et que d’autres tombent dans le vide. Le peintre a dû se placer à un point de vue très précis. Son art est de la perspective qui est très bien représentée. L’église semble être ouverte, ce qu’on appelle «Un Trompe l’Oeil ». Ce tableau ne se voit qu’à un point de vue très précis, sinon le tableau n’aurait aucun effet de perspective. Nous avons choisi ce tableau car les fenêtres de l’église sont réelles alors que la peinture de l’architecture est imaginaire.  

Par Manon et Chahinez

Ce tableau a été créé par Andrea Pozzo en 1685 il mesure 17 mètres. Ce tableau est un trompe-l’œil et c’est une vue de haut, il est très précis au niveau de la perspective. Ce dessin représente des balcons, des piliers, un ciel imaginaire …